[Texte anarchiste nord-américain publié sur les sites "Guerilla News" et "Anarchistnews.org" le 25 juillet 2010 dans un recueil de textes de critique sociale radicale sur la thématique de la crise intitulé "Cascades : conversations in crisis" également publié sur le site "anarchist-studies.org" par Friendly Fire Collective. Il revient sur une expérience des luttes en Europe, principalement en Espagne et en Grèce, et en tire quelques leçons en comparaison avec la situation du mouvement anarchiste aux Etats-unis. Nous avions déjà traduit et publié "La non-violence est patriarcale", du même auteur.]
Tiré de "Cascades: Conversations en crise".
De retour aux États-Unis après avoir vécu quatre ans à l'étranger, j'ai
été surpris d'y découvrir une prolifération de campements sauvages,
d'occupations de maisons vides, de squats, d'occupations d'universités,
de jardins urbains sauvages, des rassemblements de solidarité avec les
immigrés, et d'émeutes contre la police de la côte Est à la côte Ouest.
D'une
part, il semble y avoir un certain niveau d'agitation à l'échelle
national, un potentiel d'ébullition qu'on a plus vu dans ce pays depuis
des décennies. D'autre part, le sentiment collectif d'être dans un
moment révolutionnaire, la réalité émotionnelle de participer à une
lutte forte et d'ordre mondial semble étrangement absent. Les gens ne
semblent pas oser vouloir que leurs leurs espoirs s'accomplissent, quand
précisément ce dont la lutte a besoin pour espérer voir ses espoirs
s'accomplir, et de quoi qu'il s'agisse : c'est de faire preuve d'audace.
Pour cause, la réalité de l'activisme façon ONG dans laquelle beaucoup
de gens s'impliquent ici, et qui a dominé les mouvements sociaux dans ce
pays depuis des années, n'est rien d'autre que démoralisante.
Beaucoup
de gens ont déjà fait remarqué que «La crise, c'est la routine», ou que
la crise est partie intégrante du fonctionnement normal, de flux et de
reflux, du capitalisme. Une autre bonne façon de comprendre « la crise »
est de la voir comme la pacification des mouvements sociaux. Le
capitalisme nous exploite toujours, et le gouvernement cherche toujours à
nous duper, tirer profit de nous et à accroître ses pouvoirs. Peut-être
l'élément le plus tragique de la crise actuelle est de constater à quel
point ils ont pu s'en tirer, précisément parce que nous avons été
pacifié-e-s.
A Barcelone, où je vis actuellement, la pratique du squat de bâtiments
abandonnés pour le logement et les centres sociaux a aboutit à un
mouvement important, et possédant une forte capacité d'auto-
défense. A
proximité, en Grèce, une lutte anarchiste enracinée de longue date a
permis de gagner du temps et du terrain qui a pu s'investir dans de
nouvelles occupations urbaines des terres, dans les mouvements de
travailleurs/euses, dans les luttes de solidarité aux immigré-e-s, dans
une riposte à la brutalité policière, et bien plus encore.
En
comparant la situation aux États-Unis avec celles dans ces deux pays, on
peut tirer un certain nombre de leçons qui pourraient être utiles ici.
La démocratie n'est pas ton ami
En Espagne et en Grèce, la transition de la dictature fasciste ou
militaire à la démocratie s'est opérée dans les années 1970, et les deux
dictatures ont été mises en place avec la complicité active de la
bourgeoisie à une époque où les mouvements révolutionnaires anarchistes
et communistes allaient en grandissant. Parce qu'ils ont gardé cette
mémoire vivante, plus de gens qu'ailleurs y sont conscients que la
démocratie et la dictature ne sont que les deux faces d'une pièce, et
que c'est une pièce de monnaie que la classe dominante saura encore
faire tourner lorsqu'elle en aura besoin pour augmenter ses chances.
Dans ces pays, il y a moins de confiance dans les gouvernements, donc
l'illusion de la paix sociale et le piège de la participation, les deux
outils que possède la démocratie et pas la dictature, sont moins
efficaces. Les anarchistes dans ces deux pays ne se considèrent pas
comme une partie de la gauche, parce qu'ils comprennent bien que la
gauche n'y est rien de plus que la gauche du capital. Tout comme l'État a
deux ailes, il dispose de deux stratégies de base de
contre-insurrection : la répression - c'est à dire écraser violemment
les luttes sociales, et la récupération - c'est à dire la corruption et
le détournement des luttes sociales en alternatives citoyennistes qui se
concentrent sur le rajeunissement du système plutôt que sur sa
destruction-.
Utiliser « la démocratie » comme un bon terme,
tenter de la comprendre autrement que comme le système esclavagiste
qu'elle a toujours été depuis l'Athènes de la Grèce antique, nous
empêche de comprendre le principal moyen par lequel les mouvements
sociaux sont défaits de nos jours : en étant happées par la
participation au système et la confiance aux autorités, qui sont à
blâmer pour tous les problèmes que nous tentons de combattre.* [note en
bas de page]
En Espagne et en Grèce, les anti-capitalistes
comprennent que les ONGs sont tout autant des ennemis que la police. Les
ONG obtiennent leurs financements de la Fondation Ford, du
gouvernement, et même des entreprises d'Etat et du capitalisme en
général, précisément parce qu'elles fournissent une belle soupape de
sécurité bien pratique : en prévenant les tensions sociales et leur
transformation en luttes sociales. Les ONGs transforment les
révolutionnaires en carriéristes, l'implication politique radicale en
engagement politique de bureau, les luttes en bureaucraties.
La
gauche, à travers ses partis politiques, autant que par ses
organisations non gouvernementales, est structurée de manière à
contrôler et canaliser la résistance. Ceux et celles d'entre nous qui
veulent
vraiment un monde libre et égalitaire, dans laquelle tout le
monde peut répondre à ses besoins et poursuivre ses désirs feraient
mieux de comprendre notre relation avec le système démocratique comme un
antagonisme.
Les gens dans les mouvements sociaux aux États-Unis ont besoin d'affirmer l'autonomie des luttes. Les partis politiques, les politiciens, et le financement d'entreprise ou d'État ne sont pas les bienvenus. Les projets qui doivent compter sur ce type de financements, qui leur permet de soulager leurs besoins à court terme, doivent avoir l'ouverture d'esprit et l'honnêteté de reconnaître qu'ils ont troqué leur autonomie, et que pendant qu'ils font leur important travail de charité et d'humanitaire, ils n'ont pas entrepris de luttes sur une base durable, à long terme, qui peuvent s'attaquer aux causes profondes des troubles sociaux qu'ils dénoncent.
l'Histoire se meurt sans notre amour
Les luttes sociales en Espagne et en Grèce bénéficient aussi de plus de
souvenirs qui leurs offrent des leçons d'histoire collective, d'élan, et
de continuité pour survivre d'une génération à l'autre. Leur analyse
plus approfondie de la démocratie ne serait pas possible si l'histoire
des luttes passées avait disparue. La société américaine, d'autre part,
souffre d'une amnésie prononcée, et ceci parce que les mouvements
révolutionnaires dans ce pays ont choisi, par omission, de laisser
l'histoire des luttes mourir dans un coin. L'histoire n'a pas
d'existence objective. Elle se dessèche si elle n'est pas nourrie et
alimentée, et sortie pour être remise en marche. L'histoire ne peut pas
vivre sur les pages d'un livre, elle ne peut vivre que dans les rues.
Quel meilleur exemple de la puissance et de la vulnérabilité de
l'histoire que celle du 1er Mai ? Une lutte menée il y a 114 ans dans ce
pays a donné naissance à une force que les mouvements
anti-capitalistes
du monde entier peuvent encore se ré-approprier aujourd'hui, et
toujours dans ce pays, le 1er Mai avait presque disparu jusqu'à ce que
des immigrants en lutte le ramènent à la vie en 2006 ( « May Day »).
Perdre cette histoire signifie perdre la capacité à lutter contre le
capitalisme armé de la connaissance du fait que la paix démocratique n'a
jamais existé, que nous avons toujours lutté et contre-attaqué. La
profondeur historique correspond à la profondeur politique. Sans elle,
tout ce que nous pouvons faire, c'est prier pour nos déchets et nous
opposer aux outrages sociaux les plus récents tout en laissant le
système intacte. Cette stratégie témoigne d'une grande faiblesse du
mouvement anti-mondialisation. Cette politique commune à la gauche, qui
manque de profondeur historique, ne peut contester le néolibéralisme,
tout en restant muette sur les structures profondes et mondiales qui ont
produit le néolibéralisme, et pour laquelle le néolibéralisme n'a été
rien d'autre qu'une stratégie alternative.
L'histoire de la lutte est généralement l'histoire de nos défaites, mais
ces défaites nous sont chères, parce qu'elles nous rappellent que nous
sommes courageux/euses, que nous sommes capables de riposter, et elles
nous enseignent comment faire mieux la prochaine fois. Il y a tout juste
quelques décennies encore, les États-Unis étaient le théâtre de
puissantes luttes sociales qui sont toujours une source d'inspiration
pour les radicaux et anti-capitalistes du monde entier. Les Black
Panthers, par exemple, non seulement pour les Afro-Américains, mais pour
le reste du monde.
A Barcelone, les squatters anarchistes
parlent encore de l'expulsion du centre social « Cine Princesa », 14 ans
après les faits. La résistance a échoué, le bâtiment a été expulsé,
mais les gens se sont inspirés eux-mêmes en luttant de toutes leurs
forces. Ils ont fait réfléchir à deux fois l'Etat avant la prochaine
expulsion, et ils tiennent à la mémoire de cette bataille, parce qu'elle
peut inspirer les générations futures.
Dans l'ensemble, nous
avons permis que ces histoires nous soient volées dans ce pays. Beaucoup
de gens deviennent politiquement actifs aujourd'hui et apprennent
davantage sur les luttes du passé à travers les livres et les
documentaires que dans les veillées commémoratives, les manifestations
plans-plans et les défilés, les affiches, et les célébrations de jours
fériés. Les luttes révolutionnaires des années 60 et 70 ont été
anéanties par une efficace répression gouvernementale, une grande partie
des mouvements se sont vendus ou retirés à des fins pacifiques, pour
participer à la politique municipale ou trouver un endroit peinard, une
planque au sein du système, et pour une autre partie l'adoption de
formes de plus en plus autoritaires d'organisation, ce qui -on pouvait
s'y attendre- a conduit à la constitution de factions, à des jeux de
pouvoir, et à des luttes intestines. Malheureusement, les gens en sont
aujourd'hui plus à réinventer la roue plutôt que de s'investir de
manière honnête après la profondeur de ces défaites.
Les fantômes
des luttes passées peuvent nous donner de la force, mais seulement si
nous continuons à leur parler, à apprendre d'eux, pour les ramener dans
les rues.
Aux États-Unis, nous devrions commencer par commémorer
par exemple l'anniversaire des émeutes importantes, les meurtres commis
par la police, les occupations de terres, et d'autres événements des
luttes en organisant des manifestations et des festivals, en recréant
cette histoire aux yeux de tout le monde, et en nous rappelant que nous
avons toujours été mis en difficulté. Nous devrions publiquement faire
mémoire de l'esclavage, de la ségrégation et du génocide contre les
peuples autochtones. Non pas afficher avec arrogance le chemin que nous
avons parcouru, comme le fait la gauche, mais montrer combien le système
actuel a édifié sa puissance, et combien de fois il a changé de
masques.
« L'opinion publique » n'existe pas.
Une autre force des anarchistes en Espagne et en Grèce, c'est qu'en
général, ils ne parlent pas aux médias. Ils comprennent que les médias
ne sont pas des alliés, mais une partie du système de contrôle
démocratique. Le problème n'est pas seulement «les grands médias»,
lorsque par exemple c'est la même société qui fabrique des bombes et qui
produit également l'information du journal de 20H : qui explique
comment et pourquoi les bombes ont été utilisées, et fait des reportages
glorifiant les personnes qui ont utilisés ces bombes (l'armée). Même si
cela ne fait qu'intensifier le problème, tout ça va beaucoup plus loin :
jusqu'aux fondements mêmes d'une société dans laquelle les informations
sont créées par des producteurs spécialisés, et distribuées dans des
espaces spécifiques par le biais de flux qui sont réglementés et
non-réciproques. En d'autres termes, la structure des médias crée des
producteurs et des consommateurs de faits et de culture. Dans une
société vraiment libre : tout le monde participerait à créer
l'information et la construction de la culture, et les partageraient
réciproquement.
Dans certains cas spécifiques, la couverture
médiatique peut être influencée pour faire une différence concrète, mais
les médias ne communiquent jamais les idées que nous avons besoin de
communiquer afin de parvenir à un changement social radical. Au lieu de
cela, les anarchistes en Grèce et en Espagne mettent l'accent sur la
contre-information, sur la communication directe avec la société au
moyen d'affiches, de tracts, de graffitis, de manifestations, des
marches de protestation, de conversations en face à face afin de contrer
les mensonges propagés par les médias.
Aux États-Unis, les
médias ont des mouvements sociaux dont ils peuvent tirer les ficelles,
et la plupart des militant-e-s se mettent dans cette position
volontairement. Les radicaux américains sont si sensibles à « l'opinion
publique », qu'ils et elles semblent ne pas saisir quel genre
d'institution sont la presse et les médias. La chose la plus importante à
comprendre est que « l'opinion publique » n'existe pas. C'est un
produit imaginaire d'une démocratie spectaculaire, régie par les médias.
L'opinion publique est créé par des flux à sens unique d'informations
(par exemple la télévision et les journaux, ou la publicité) et le
cadrage permanent du débat. On pourrait facilement obtenir par ce biais
une société de contrôle, même si les gens étaient autorisés à voter sur
toutes les décisions (par exemple sous la forme d'une «démocratie
directe»), aussi longtemps que l'on pourrait cadrer quelles questions
ont été posées et comment on les poses. « L'opinion publique » ne sera
jamais pour l'abolition des prisons, car d'une part, cette question
n'est jamais posée (à la place, le ou la journaliste demande:
«pensez-vous que la police fait bien son travail? »), et d'autre part,
le public est constamment bombardé d'histoires sur la hausse de la
criminalité, l'insécurité, etc. Les causes profondes du crime, ou même
de ce que tel ou tel crime signifie comme construction sociale, et qui
arrive à le définir : tout ceci ne rentre jamais dans le débat public.
Etre
sensible à l'opinion publique en ce qui concerne les tactiques que nous
utilisons dans nos luttes, c'est un peu comme demander au FBI ce qu'il
pense de nos projets politiques et de nos stratégies.
Les
révolutionnaires aux Etats-Unis doivent reconnaître qu'en fait, changer
radicalement notre société toute entière est une perspective effrayante,
et que cela nécessite de faire considérablement tanguer la barque. Être
« pragmatique » et jouer le jeu des relations publiques comporte des
avantages à court terme tout en rendant les changements à long terme
impossibles. Pour le moment, nous prenons le risque d'être impopulaires,
jusqu'à ce que par la répétition, le travail acharné, l'audace et
l'engagement constant des les conflits sociaux, nous faisions que les
idées radicales apparaissent normales et sensées, et que les tactiques
les plus radicales deviennent plus attractives que les autres.
Avant la popularité, vient l'action
Le public n'est pas la société, mais il est plus accessible. Dans le
capitalisme, la société est en grande partie invisible, alors que le
public est très visible, même si la première est réelle et que ce
dernier est imaginaire. Il est absolument vital de communiquer avec la
société, mais personne ne sait réellement ce que la société pense, et
moins encore la société elle-même.
Ce que nous savons est que la société est pleine de gens qui
applaudissent en silence à chaque fois que quelqu'un tire sur la police
pour se défendre, chaque fois que des gens qui s'emparent d'un bulldozer
et le détournent pour démolir un hôtel de ville, chaque fois que des
gens sont si dégoûtés par l'aseptisation et le contrôle des façades de
l'espace urbain qu'ils ou elles les recouvrent de graffitis : des
applaudissements de gens qui se pensent seuls dans leur haine du
système. Les signes de résistance sont partout.
Nous avons besoin
d'avoir confiance en nos propres analyses, et d'agir contre le système
même en l'absence d'un mandat populaire. Le capitalisme est basé sur la dissonance cognitive
[ndt : processus psychologique qui consiste à accepter son
insatisfaction en se trouvant des raisons], etsur l'apprentissage de
l'auto-trahison : et pour l'attaquer, les gens doivent attaquer leurs
propres chaînes, leurs propres modes de vie. En Grèce, pendant des
années, seuls les anarchistes eurent recours aux pratiques «
impopulaires et non-pragmatiques » telles que tenir des assemblées
ouvertes, organiser des occupations à durée indéterminée, casser des
banques, et attaquer des postes de police. Mais dans le soulèvement
social de grande envergure qui eu lieu en Décembre 2008 et depuis lors,
des centaines de milliers de personnes ont eu recours à ces pratiques, y
compris les personnes qui les critiquaient.
La plupart des gens ne soutiendront jamais une lutte à grande échelle à
moins que celle-ci existe déjà sous une forme moins développée, parce
que seule une lutte qui a déjà commencé à créer de l'énergie
peut
pousser les gens sur la voie difficile de la riposte contre les
structures de dominations qui les exploitent. En attendant, les luttes
ne peuvent être initiées que par ceux et celles qui osent agir. Les
attaques directes contre le capitalisme, l'Etat, les structures de la
suprématie blanche et le patriarcat peuvent gagner en sympathie. Cette
sympathie ne pourra jamais se mesurer dans les médias ou dans les
conversations de militant-e-s professionnels, mais il sera audible dans
les rues, sur les murs, dans les transports en commun, dans les
universités. Au début, c'est nécessairement une position minoritaire,
car dans un premier temps : seul-e-s ceux et celles dont le rejet de
l'ordre actuel est le plus viscérale et sans concessions se joignent aux
luttes, mais comme ces luttes deviennent moins apologétiques et
s'affirment comme une force réelle dans tous les mouvements sociaux et
au travers de toutes les lignes de faille des conflits sociaux, de plus
en plus de gens sont amenés à reconnaître qu'en fin de compte, il est
logique de se battre contre un système qui constitue une exploitation,
une humiliation, et une guerre contre chacun-e d'entre-nous.
Peter Gelderloos
source : le cri du dodo


des "too big
to fail" ("trop grand pour échouer" : une organisation quelconque dont
le poids systémique est trop grand pour que le système puisse en
supporter la perte). Même les banques de moyenne taille ont dû être
sauvées car le système financier se trouve tellement interconnecté qu’il
était impossible de prévoir les conséquences de la faillite d’un
institut sur le système tout entier. 
Si ça se trouve, elle est moche ! Ah non, ne me faites pas dire c’que
j’ai pas dit. La présomption, c’est sacré. Je ne dis pas qu’elle est moche. Je dis : si ça se trouve !
Nous le sommes tous. Nous traversons cette existence sur la terre
conscients d’être de passage. Surtout parce qu’on ne tient pas dans les
mains le volant qui conduit le voyage de notre vie. Nous n’en contrôlons
ni la vitesse, ni la direction, ni la destination. Nous vivons cette
expérience, la seule à notre disposition, en se contentant, au mieux, de
regarder par la fenêtre. Comme des passagers, justement. En sachant
bien que rien ne dure éternellement, que, tôt ou tard, on arrive au
terminus et on descend.
Pour l'éminent leader néo-nazi Jeff Hall, les non blancs, les homosexuels, les immigrants et les autres prétendus indésirables n'ont pas leur place dans un monde parfait. En fin de compte, la police soupçonne, l'arme qui à mis fin à sa vie samedi, n'était pas tenu par quelqu'un qu'il haïssait mais quelqu'un qui l'aimait sans doute : son fils de 10 ans.

Des camarades italiens du Comité
L'occupation pacifique contre les
coupures (anticuts) a établi son camps pour la 4éme semaine àTrafalgar square depuis ce soir (NDLR
23 avril 2011)
libre.
Lorsque j'ai visité la semaine
dernière (leur 3éme occupation), leur nombre avait augmenté et
avaient été rejoint par un groupe de sans en abris en début de
projet. Ils avaient étalés de grandes feuilles de papiers blanc,
inscrivant le slogan 'nocuts » et invitant les gens à inscrire
en quoi les coupures budgétaires les avaient touchées.


La tenue des combats le long de Tripoli Street




Demain,
le 1er avril, cela fera exactement 4 mois à compter d'aujourd'hui
que nous avons commencé l'occupation la plus ambitieuse dans notre
combat international contre les mesures d'austérités de nos
gouvernements.
Sœur Anne Montgomery, 83 ans, 2
mois ferme et 4 mois sous résidence surveillée

Derniers commentaires