
Les vacances dans le sud (ouest) (j'ai toujours été à l'ouest)
(oui voilà comme les cowboys) c'est la répétition inexorable du
planning diabolique. Sur le papier, c'est génial, t'as une semaine
vide. Mais les agendas, c'est comme la nature et les estomacs en
vacance, ils ont horreur du vide. Entre les apéros qui commencent tôt,
les repas qui s'éternisent, la famille, les potes, les virées
éducatives (saviez-vous que la negrette est originaire de Chypre et
qu'elle doit son nom à la couleur de son raisin ?)... et bien, ta todo
list longue comme le bras tu peux te l'oindre de vaseline. Dépiauter
les gigaoctets de rushes stockés au cours de ces derniers mois afin
d'en tirer de magnifiques petits clips vidéos (oui, ça va, hein, les
compliments c'est une denrée rare et vous préférez les gardez pour vous
alors je fais pousser les miens tout seul) (cirage diy) qui feront le
bonheur des aficionados de youteub ; on oublie ! Visiter les disquaires
de la région pour tenter d'écouler quelques centimètres cubes de vynile
sur les stères de skeuds qui s'empilent dans mon appart ; ah ah ah !
Entamer la rédaction d'un guide du punxrezo ; uh uh uh ! Rédiger le
compte-rendu du Zguen fest, jeter les bases du soviet vidéo en
gestation, sortir un nouveau numéro de Vive l'asocial ; oh oh oh !
Tous ces trucs qui trainent, et s'entassent depuis des semaines, et
que, l'oeil brillant, collé sur cette foutue semaine "vide", je
comptais terminer, boucler, démarrer, attaquer, étudier... tous (TOUS)
taillés en pointe ! C'est pas une semaine de vacance c'est un carquois
! Et putain de bordel de moine, je le sais foutrement bien pourtant ; à
chaque fois que je vais à Toulouse, je descends avec des projets et je
remonte avec du pinard. Je le sais. Mais à chaque fois je me fais avoir
devant cet agenda pernicieux remplis de cases blanches trompeuses. Mon
agenda c'est comme le décolleté de ma voisine, Satan l'habite (oui,
mais j'ai droit, c'est mon blog, je fais ce que je veux d'abord).
Quand je vais à Toulouse, je fais parfois un petit crochet par
le Vercors (l'aspect drolatique de la vanne dépend assez du niveau de
culture géographique du lecteur, il est vrai, mais il ne fait aucun
doute que vous chers et culturés lecteurs soyez actuellement xptdr)(lol). Le Vercors donc, où contrairement à la
rumeur locale, le dernier ours n'a pas été abattu à la fin du XIXème
siècle ; il s'est épilé (un peu) les sourcils et a ouvert une distro
punk. Cyber-échoppe que j'alimente au passage en douce musique de fort
bon goût, ce qui me permet de me vautrer dans le copinage d'autant plus
éhonté qu'il est sincère, en rédigeant le descriptif d'icelle.
L'exercice est pas toujours facile et peut vite rendre marteau (pouet
pouet) (ce que je veux, mon blog, tout ça, tout ça) ; quand on surkiffe
un groupe, ou un album en particulier, on a toujours l'impression qu'on
est pas assez convaincant, pas assez précis, pas assez éloquent. Mais
si on abuse, ça passe carrément pour de l'emphase branquignole.
Toujours est-il que je suis plutôt content des descriptifs du dernier Toxic Waste Le commun des mortels, et de celui, bien évidemment, des Brigitte Bop En rangs serrés. Et côté ré-appro absolument excellentes, j'ai pondu celui de RETROspective (la totale en double CD de Toxic Waste, avant Trauma), et des dAHUgAROU, Ne nous chassons pas
(le groupe a splitté juste après sa sortie et c'est fort dommage car il
ne contient pratiquement que des tubes et il est fort bien produit, ce
qui ne gâche rien).
Et côté louze -car à quoi bon going toulouse si c'est uniquement to win
? je vous l'demande- je n'aurais pas réussi à ramener le dernier Burning Heads ("Hear this"), qui sans être aussi bon que le précédent "spread the fire", est tout de même de fort bonne facture, ni le Brokken roses (dont je parlais dans le billet précédent), et qui est LA divine surprise du moment.
Ni le dernier Charly Fiasco, "Un brin d'essence dans la déroute".
Et là, croyez-moi croyez-moi pas, y'en aurait long à narrer...
Romainboule c'est peut-être un des plus grand showman de la scène,
c'est surtout une bande de bras cassés à lui tout seul !
Charly Fiasco, allez les voir, soutenez-les... c'est peut-être bien la dernière expérience du rock'n roll avant longtemps.
PS : Au cas où... la définition de SNAFU : http://en.wikipedia.org/wiki/SNAFU




