Les Burning Heads ont toujours tenu une place à part chez moi. Au début on appelait cela du hardcore mélodique, puis le tsunami de skate amerloque a véritablement déferlé sur le vieux continent déversant sa cargaison de roulettes sur une scène franchouillarde plutôt moribonde. Pour nommer ce que je persiste à qualifier de variétoche américaine, on a judicieusement appelé tout ça du "punk à roulette". Perso, malgré de véritables (et louables) efforts, je ne suis jamais vraiment parvenu à intégrer les différences dans ce qui reste pour moi un gros bol de soupe chauffée par des labels "indépendants" ayant la puissance de feu des majors. Fat wreck, Epitaph, Sub pop, Burning heart, tous ces labels "indépendants" ont inondé la scène d'une théorie de groupes ultra-énergétiques, moralement tranquilles et politiquement inoffensifs. C'est ce que Naomi Klein, dans "No logo", appellera "l'ère du cool", quand les marques s'emparent de la jeunesse pendant les années 90. Quicksilver, Oxbow, Eastpack, etc... grand époque pour les marques de fringues qui sponsorisent à tour de bras. C'est encore aujourd'hui une marque de godasses qui est l'emblème de la scène "punk" amerloque avec son "warped tour". Bref, même si, comme disait l'autre "y'en a des bons", je ne suis pas sûr d'être passé à côté de quelque chose de formidable.
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