Dysenthry, c'est Binam qui m'en causait aux Tanneries récemment. Alors que je me lamentait comme une vieille chaussette dépressive sur le fait qu'aucun groupe actuellement ne me faisait vraiment triper, il me causât de ce groupe dont le nom me disait ketchose. Et pour cause, le morceau "grogne, rugis", je l'avais entendu en ce lieu (le punxrezo) (je précise au cas où, la fatigue l'alcool ou les psychotropes aidant, vous vous (zela) croiriez sur un quelconque blogspot) (de merde) et qu'il m'avait sévèrement trotté les synapses. Leur album, "Insanité nationale", en libre téléchargement sur leur site, c'est de la bombe. Bien écrit, lucide sans être primaire dans les texte, mélodique et rageur dans la zique, espiègle et tranchant dans la voie de la chanteuse. Ca frappe très fort.
Sur scène, il faut avouer que la présence éblouissante de Miss Blague au chant éclipse un peu (beaucoup) le reste du groupe. Du coup le gratteux chevelu peut headbanguer peinard sans se faire taxer de blackmetalleux sataniste, le bassiste peut se cagouler sans passer pour un intégriste musulman corse ou un P4 exilé (les P4 sont breizho-euskadien, si vous croisez un P4 normand, c'est un bassiste de Dysenthry), et Riot peut balancer son discours politique sans être écouté. Là vous vous dites que sur scène c'est un peu le bordel, et que ça doit être un putain de groupe à voir... Vous n'avez pas tort. D'ailleurs en guise de mise en bouche, voici un slip tiré de la 3ème édition du festival "Punk Rock au Bateau Ivre", qui vous permettra de juger sur pièce.

Sur leur alboum, un morceau m'a particulièrement accroché ; Camp de consommation. Rien d'étonnant vu que ce lieu (le punxrezo, oui, si vous lisez cela, c'est que vous n'avez pas encore fermé l'onglet) (et c'est très bien) s'est créé en réaction à l'expansion publicitaire, c'est à dire l'injonction de consommation, qui gangrène NOTRE web.  Myspace, Facebook, Youtube, tout cela n'est somme toute qu'un immense (cyber)camp de consommation. Alors j'ai un peu guetté le morceau, histoire de l'avoir en entier, et bingo. Deuxième coup de bol, le premier étant d'avoir vu un concert en entier ; les Dysenthry cumulent les concerts raccourcis, et si j'ai bien compris, celui de Rouen fût un des seuls qu'ils soient arrivés à jouer jusqu'au bout. Bon allez, envoyez la zique !

Et n'oubliez pas...

ACHATS MACHT FREI !