Les Brokken Roses, je les ai vu au défistival de Chécy... et pas
un seul instant j'aurais pensé prendre un telle claque. Avouons-le, de
par mon acharnement anti-myspace, bon nombre de groupes rêvent de me
mettre une claque ; heureusement pour mon intégrité physique peu passent à l'acte. Ce qui n'est pas dommage au
sens propre l'est en revanche bien plus au sens figuré. Je ne pense pas
être le seul à ressentir ce vague sentiment de "on s'emmerde" devant l'état de la scène pounke actuellement. Quelques soubresauts de ci de
là, mais rien de bien folichon, rien qui emballe vraiment.
Alors une bonne vieille mandale hallucinée devant un combo inconnu, je
peux vous dire que je suis preneur. Bon, quand on parle de combo
inconnu, il faut relativiser ; BR c'est un peu le all star band de la
Pucelle. Pit Samprass, chanteur des Burning Heads, Nico et Dude de Gravity Slaves... et Lolux des (fantastiques) Brigitte Bop. Ca tape pas exactement dans le débutant ; on est plutôt dans la fine fleur orléanaise. Et en live, ça déboite. Difficile de les coincer dans un style, disons
que l'étiquette qu'ils accolent au revers de leurs compos c'est "stoner
punk rock", et ça colle pas mal comme ligne principale. Rythmes
entêtants, riffs lourds sans être poisseux, et une section
basse-batterie tout simplement enaurme. Je n'avais jamais vu Lolux
comme ça ! Un véritable set de malade derrière les fûts ; pour flinguer
treize baguettes en six morceaux, il faut cogner sévère. Sur un morceau
il m'a carrément scotché, impossible de décrocher le regard tant le
bucheronnage semblait improbable. Je pense qu'il devait s'agir de "The Bubble", qui lorgne sacrément du côté de No Means No.
On va se l'écouter, régalez vos oreilles !
Les 13 titres de leur album "Dick reverse", gardent effectivement une
ligne stoner (en même temps, moi en stoner j'y connais pas grand chose)
(je suis plutôt passé à côté, une sorte de para-stoner) (pouet pouet),
mais les titres ne sont pas calqués les uns sur les autres. Si certains
font effectivement penser à du Fu Manchu, d'autres sont très Burning
Heads. Quoiqu'il en soit, sur tous la paire basse-batterie déchire
tout. Le chant est en anglais et je ne suis pas sûr que l'absence des
paroles (il n'y a pas de livret dans le digipack) soit très
préjudiciable. Et pour les adeptes (j'en fait partie) des reprises
décalées, l'album se termine par un kids in amerika fort sympathique.
Vous l'aurez compris, si les reustas orléanaises passent par chez vous, n'allez pas voir ailleurs !
Les vacances dans le sud (ouest) (j'ai toujours été à l'ouest)
(oui voilà comme les cowboys) c'est la répétition inexorable du
planning diabolique. Sur le papier, c'est génial, t'as une semaine
vide. Mais les agendas, c'est comme la nature et les estomacs en
vacance, ils ont horreur du vide. Entre les apéros qui commencent tôt,
les repas qui s'éternisent, la famille, les potes, les virées
éducatives (saviez-vous que la negrette est originaire de Chypre et
qu'elle doit son nom à la couleur de son raisin ?)... et bien, ta todo
list longue comme le bras tu peux te l'oindre de vaseline. Dépiauter
les gigaoctets de rushes stockés au cours de ces derniers mois afin
d'en tirer de magnifiques petits clips vidéos (oui, ça va, hein, les
compliments c'est une denrée rare et vous préférez les gardez pour vous
alors je fais pousser les miens tout seul) (cirage diy) qui feront le
bonheur des aficionados de youteub ; on oublie ! Visiter les disquaires
de la région pour tenter d'écouler quelques centimètres cubes de vynile
sur les stères de skeuds qui s'empilent dans mon appart ; ah ah ah !
Entamer la rédaction d'un guide du punxrezo ; uh uh uh ! Rédiger le
compte-rendu du Zguen fest, jeter les bases du soviet vidéo en
gestation, sortir un nouveau numéro de Vive l'asocial ; oh oh oh !
Tous ces trucs qui trainent, et s'entassent depuis des semaines, et
que, l'oeil brillant, collé sur cette foutue semaine "vide", je
comptais terminer, boucler, démarrer, attaquer, étudier... tous (TOUS)
taillés en pointe ! C'est pas une semaine de vacance c'est un carquois
! Et putain de bordel de moine, je le sais foutrement bien pourtant ; à
chaque fois que je vais à Toulouse, je descends avec des projets et je
remonte avec du pinard. Je le sais. Mais à chaque fois je me fais avoir
devant cet agenda pernicieux remplis de cases blanches trompeuses. Mon
agenda c'est comme le décolleté de ma voisine, Satan l'habite (oui,
mais j'ai droit, c'est mon blog, je fais ce que je veux d'abord). Quand je vais à Toulouse, je fais parfois un petit crochet par
le Vercors (l'aspect drolatique de la vanne dépend assez du niveau de
culture géographique du lecteur, il est vrai, mais il ne fait aucun
doute que vous chers et culturés lecteurs soyez actuellement xptdr)(lol). Le Vercors donc, où contrairement à la
rumeur locale, le dernier ours n'a pas été abattu à la fin du XIXème
siècle ; il s'est épilé (un peu) les sourcils et a ouvert une distro
punk. Cyber-échoppe que j'alimente au passage en douce musique de fort
bon goût, ce qui me permet de me vautrer dans le copinage d'autant plus
éhonté qu'il est sincère, en rédigeant le descriptif d'icelle.
L'exercice est pas toujours facile et peut vite rendre marteau (pouet
pouet) (ce que je veux, mon blog, tout ça, tout ça) ; quand on surkiffe
un groupe, ou un album en particulier, on a toujours l'impression qu'on
est pas assez convaincant, pas assez précis, pas assez éloquent. Mais
si on abuse, ça passe carrément pour de l'emphase branquignole.
Toujours est-il que je suis plutôt content des descriptifs du dernier Toxic WasteLe commun des mortels, et de celui, bien évidemment, des Brigitte BopEn rangs serrés. Et côté ré-appro absolument excellentes, j'ai pondu celui de RETROspective (la totale en double CD de Toxic Waste, avant Trauma), et des dAHUgAROU, Ne nous chassons pas
(le groupe a splitté juste après sa sortie et c'est fort dommage car il
ne contient pratiquement que des tubes et il est fort bien produit, ce
qui ne gâche rien).
Et côté louze -car à quoi bon going toulouse si c'est uniquement to win
? je vous l'demande- je n'aurais pas réussi à ramener le dernier Burning Heads ("Hear this"), qui sans être aussi bon que le précédent "spread the fire", est tout de même de fort bonne facture, ni le Brokken roses (dont je parlais dans le billet précédent), et qui est LA divine surprise du moment.
Ni le dernier Charly Fiasco, "Un brin d'essence dans la déroute".
Et là, croyez-moi croyez-moi pas, y'en aurait long à narrer...
Romainboule c'est peut-être un des plus grand showman de la scène,
c'est surtout une bande de bras cassés à lui tout seul !
Charly Fiasco, allez les voir, soutenez-les... c'est peut-être bien la dernière expérience du rock'n roll avant longtemps.
Chécy. Riante bourgade du Loiret, bien connu de... tom-tom et
c'est bien là l'essentiel. Un fois sur place, le defi'stival
(c'est le festival organisé par l'association
Défi) (c'est pour ça) est relativement bien
indiqué, et après un passage assez incongru par un
check-point de campagne tenu par la moustacherie locale on
accède aisément au lieu du rassemblement. Couasi
immédiatement je tombe sur deux Brigitte en vadrouille, qui dans
leur bonté qui est immense (le Loiret c'est LEUR territoire, ils
sont chez eux, ils sont beaux, ils sont bons) me dégotent un
pass, histoire que je pousse la tuture pas très loin du
chapital. Je n'avais qu'une envie très très moyenne de
coltiner caméscope, escabeau et pied de micro à travers
la riante campagne de cette riante bourgade, lol. Oui je mets du lol. Ca
rappelle les bérus. lol. D'ailleurs, ne dit-on pas "un
compte-rendu sans lol, c'est pas de bol". (je sais pertinemment
qu'environ deux pourcent de mon lectorat potentiel est seul capable de
calculer la joke, mais comme on dit dans la vallée de chevreuse
"abFab il ose tout et c'est même à ça qu'on le
reconnait"). C'est donc armé d'un pied de micro, d'un
caméscope, d'un appareil photo et d'un enregistreur que
j'attaquais la soirée. Le résultat de la bataille est pas
très net ; j'ai de la matière
(ouéééé) mais elle un peu pourrie
(ouéééé). Les piles rechargeables l'ont
été (je peux témoigner), elles ne le sont plus (je
peux témoigner), et dans le confusion du changement de
combustible alcalin les paramètres de l'enregistreur ont
sauté, désactivant la paire de micros dirigés vers la scène. J'ai donc un super son en provenance de
la toile du chapiteau, ce qui esthétiquement parlant est
original, mais techniquement inexploitable. Une certaine constance dans
la louze, c'est aussi ça ma marque de (ab)fabrique. Sinon pour
le reste, en gars bien je n'ai point voulu éblouir les reustas
orléanaises qui composaient le plateau, je me retrouve donc avec
des dizaines de photos qui ne prendront pas beaucoup de place sur mon
disque dur une fois que j'aurais vidé la corbeille. Il y'en a
deux trois à sauver, je
les ai mises sur le pxrz (c'est bien foutu ce punxrezo quand
même) (nan ?) (pfff) (vous n'êtes quand même pas un
lectorat facile vous savez...). En ce qui concerne les vidéos,
j'ai gaffé un pied de micro à un poteau du chapiteau pour
filmer en plan fixe, et j'ai shouté à l'appareil photo
sur les bords de la scène (qui se trouve sur les bords de la
Loire, et pour le coup, comme il y avait beaucoup de public, donc forte
affluence, peut-on considérer que, pour cette soirée, la
Loire soit un affluent de la scène ?) (je vous laisse
méditer sur la question). Je tiens d'ailleurs à remercier
Claude Berry Claude Loiret les
techos chouettos qui m'ont laissé aller et venir à mon
aise dans leur surface de jeu. Surtout le lightman fou, celui qui tient
à son quota de pogoteurs aveugles en fin de festoche.
Arrivé à ce moment du compte-rendu, comme j'ai
été passionnant, vous ne vous êtes même pas
aperçu qu'hormis les camarade du crew BiBop, je n'ai
mentionné aucun des groupes présents.
(vous vous en êtes aperçu en fait ? ...)
(heum...)
Donc au menu de ce 12 juin (oui le festoche c'est sur trois jours, mais
les Brigitte ne joue qu'un seul soir, donc...) ; du gratin, de la
crème, et de la fine fleur. Production locale only.
Pour faire simple, on retrouve tout ce qu'orléans compte de
groupes qui sort un album récemment, tous enregistrés (si
j'ai bien compris) chez Pete Samprass. RNCs, Brokken Roses,
Gravity Slaves, Brigitte Bop et Burning Heads.
Je n'avais encore jamais vu les trois premiers, et si j'ai
moyennement accroché aux RNCs et Gravity Slaves (ça
envoie du pâté c'est clair, mais le pâté c'est comme le
foie gras, même si c'est du très bon, si t'aimes pas,
t'aimes pas), j'ai par contre pris une méga claque avec les
Brokken Roses. J'y reviendrai dans un autre billet, mais j'ai tout
simplement halluciné devant la prestation de Lolux à la
batterie. Les Brokken Roses c'est le all-star band qui
décoiffe sa mémé ; deux Gravity Slaves
(basse/guitare), un Pit Burning (chantarisme), et un BiBop a lolux sous
cocaïne. C'est la grosse surprise du moment.
Les Burning Heads ont terminé la soirée.
C'était très bon, comme d'hab. J'ai pas fini
d'éplucher les rushes, mais je dois avoir de quoi monter
"hurray" ("let's consume and die !"), qui se trouve sur leur
précédent alboum (bring the fire), et que perso je
trouve absolument excellent. Je devrais recauser des Burning Heads
incessamment vu que j'ai sur la platine leur dernier opus, Hear this..
et que je ne vais pas résister longtemps à vous faire
écouter "Cheat and lie". A suivre.
A propos de suivants, parlons des précédents. Les
Brigitte Bop, donc. Qui officiaient juste avant les BH.
Et les Brigitte Bop. Eux c'est vraiment comme du bon pinard ;
vieillis en fûts de scène, plus ça va et plus ils
sont bons. Là ils ont balancé un subtil mélange de
fruits primeurs issus de leur récente récolte
bientôt en vente et d'extraits tanniques (sa mère)
agressifs et bien rodés, qui coule délicieusement dans le
feuilles de l'auditoire, plongeant celui-ci dans une bacchanale punke
qui ne prendra fin que sur l'apothéose clashesque d'un white
riot de grand cru.
Et comme leur dernière cuvée tarde un peu dans sa mise
sur le marché, en voici un avant-goût. Le clip suivant est
le live de "En rangs serrés", qui se trouve sur l'album qui doit
coming soon et qui s'appelario... "En rangs serrés".
Il est immédiatement suivi de "Mayday Mayday", avec Gob,
l'ancien chanteur venu pour l'occasion remettre les pieds sur
scène et les décibels dans le micro.
Vous retrouvez bien évidemment ces ouidéos sur Youteub, le dealer du coin en images qui bougent :
@vince.remos je croyais qu'il y avait que les canadiens pour l'appeler comme ça :)
Toutes ces amitiés déclarées sur le pxrz... c'est la saint valentin ou quoi ?? :o))
2012 fin du monde. D'un monde. Le leur. http://blogs.punxrezo.net/abfab/index.php/post/Bonne-annee-2012
Vidéos de Alarm (diy cold punk from grenoble), au Chat crevé de Lille http://vitriol.tv/play/watch_video.php?v=KBXS9AXRRX3B et http://vitriol.tv/play/watch_video.php?v=SD845UBNGU3G