A l'heure où sort le bilan annuel de la commission sur l'image des femmes dans les médias (que vous trouverez ici), je continue ma commission tout seul sur l'image des femmes sur la scène punk. J'ai bien dis "sur" et pas "dans". Par "scène punk", je métonymise pas le milieu, je cause bien des planches. Dans un précédent article je calculais le ratio présence féminine / présence masculine au cours d'une soirée au bikini. Comme le résultat était nul, j'en déduisais que le ratio était égal à zéro (j'ai toujours été fort en déduction). Je trouvais ça moyen cool.
Depuis je ne peux m’empêcher de refaire le même calcul à chaque occasion. Et quand on a pris conscience de la quasi absence de présence féminine sur scène lors de nos concerts, les soirées prennent un putain d'arrière goût déprimant.

Exemple.

Ce vendredi 16 décembre, deux soirées d'importance à la capitale : à la Miroiterie et aux Vignoles. Coche Bomba vs Les Ramoneurs de Menhirs. Let's do the bilan.

A la miroiterie :
- Nation suicide : 4 garçons / 0 fille
- Emma Pills : 4 garçons / 0 fille
- Coche Bomba : 5 garçons / 0 fille

Bilan de la soirée à la miroit : 13 garçons / 0 filles

Aux Vignoles, soirée de soutien à la CNT :
- Dubamix : 3 garçons / 0 fille
- Les Ramoneurs de Menhirs :  4 garçons / 0 fille

Bilan de la soirée aux Vignoles : 7 garçons sur scène et 0 fille.

Bilan total de la soirée pounke parisienne : 20 garçons sur scène et 0 filles.

Moi je serai une fille avec une forte envie de faire de la musique, et bien je pense que je choisirais de rester derrière le bar à servir des bières... ou alors un autre milieu.

Un plateau de zique c'est comme un plateau de télévision, quand il ya que des mecs c'est franchement étouffant...