Côté zique, notre exilé dans l'autre pays du fromage et de dave balance un anarcho-punk boitarythme aux riffs basiques et aux textes perspicaces. Le morceau qu'on va s'écouter est probablement le plus prenant, on ira pas jusqu'à parler de "mélodique", mais le sujet et le refrain font qu'il y'a moyen de ressentir un petit frisson à son écoute. Le sujet en est Magnitogorsk, "ville mythique, dont l’entreprise sidérurgique produisit l’acier ayant servi, durant la seconde guerre mondiale, à fabriquer un char soviétique sur deux", où l'on a révé de batir l'homme nouveau et qui dépuis est vendue la finance. La réalité est évidemment complexe, Urban Blight en a fait une ode. Finalement un bon petit morceau pour entamer une semaine de taf...




Magnitogorsk a trahi les espoirs,
Mais qu'en reste-t-il ?
La Chine s'enlise, Cuba se meurt,
Magnitogorsk...

Internationale, Internationale, Internationale,
Qu'en reste-t-il ?

Magnitogorsk a trahi les espoirs
Que reste-t-il des rêves de liberté ?
La fin d'un cauchemar, un grand vide,
Que faire face aux société privées ?
Les "démocraties S.A.R.L."
Regardent avec plaisir
Leur grand marché s'agrandir
Elles crient victoire
Sur les espoirs
De ceux qui ont lutté
Pour un monde d'égalité

Internationale, Internationale, Internationale,
Qu'en reste-t-il ?

Les pays sont livrés
Aux marchands sans scrupules
Partout dans les ruines
Règne l'apologie du crime
Les valeurs humaines,
La paix et l'unité
Tournées en dérision
Au nom de l'Argent-roi!
La Chine s'enlise, Cuba se meurt,
Et les eurodollars veulent faire notre bonheur !
Les idéaux, aux oubliettes,
L'égoïsme est vainqueur
Il faut baisser la tête...