Brokken Roses - Dick reverse
Par abFab le lundi, juillet 18 2011, 21:21 - Lien permanent

Les Brokken Roses, je les ai vu au défistival de Chécy... et pas
un seul instant j'aurais pensé prendre un telle claque. Avouons-le, de
par mon acharnement anti-myspace, bon nombre de groupes rêvent de me
mettre une claque ; heureusement pour mon intégrité physique peu passent à l'acte. Ce qui n'est pas dommage au
sens propre l'est en revanche bien plus au sens figuré. Je ne pense pas
être le seul à ressentir ce vague sentiment de "on s'emmerde" devant l'état de la scène pounke actuellement. Quelques soubresauts de ci de
là, mais rien de bien folichon, rien qui emballe vraiment.
Alors une bonne vieille mandale hallucinée devant un combo inconnu, je
peux vous dire que je suis preneur. Bon, quand on parle de combo
inconnu, il faut relativiser ; BR c'est un peu le all star band de la
Pucelle. Pit Samprass, chanteur des Burning Heads, Nico et Dude de Gravity Slaves... et Lolux des (fantastiques) Brigitte Bop. Ca tape pas exactement dans le débutant ; on est plutôt dans la fine fleur orléanaise.
Et en live, ça déboite. Difficile de les coincer dans un style, disons
que l'étiquette qu'ils accolent au revers de leurs compos c'est "stoner
punk rock", et ça colle pas mal comme ligne principale. Rythmes
entêtants, riffs lourds sans être poisseux, et une section
basse-batterie tout simplement enaurme. Je n'avais jamais vu Lolux
comme ça ! Un véritable set de malade derrière les fûts ; pour flinguer
treize baguettes en six morceaux, il faut cogner sévère. Sur un morceau
il m'a carrément scotché, impossible de décrocher le regard tant le
bucheronnage semblait improbable. Je pense qu'il devait s'agir de "The Bubble", qui lorgne sacrément du côté de No Means No.
On va se l'écouter, régalez vos oreilles !
Les 13 titres de leur album "Dick reverse", gardent effectivement une
ligne stoner (en même temps, moi en stoner j'y connais pas grand chose)
(je suis plutôt passé à côté, une sorte de para-stoner) (pouet pouet),
mais les titres ne sont pas calqués les uns sur les autres. Si certains
font effectivement penser à du Fu Manchu, d'autres sont très Burning
Heads. Quoiqu'il en soit, sur tous la paire basse-batterie déchire
tout. Le chant est en anglais et je ne suis pas sûr que l'absence des
paroles (il n'y a pas de livret dans le digipack) soit très
préjudiciable. Et pour les adeptes (j'en fait partie) des reprises
décalées, l'album se termine par un kids in amerika fort sympathique.
Vous l'aurez compris, si les reustas orléanaises passent par chez vous, n'allez pas voir ailleurs !




