Chécy. Riante bourgade du Loiret, bien connu de... tom-tom et c'est bien là l'essentiel. Un fois sur place, le defi'stival (c'est le festival organisé par l'association Défi) (c'est pour ça) est relativement bien indiqué, et après un passage assez incongru par un check-point de campagne tenu par la moustacherie locale on accède aisément au lieu du rassemblement. Couasi immédiatement je tombe sur deux Brigitte en vadrouille, qui dans leur bonté qui est immense (le Loiret c'est LEUR territoire, ils sont chez eux, ils sont beaux, ils sont bons) me dégotent un pass, histoire que je pousse la tuture pas très loin du chapital. Je n'avais qu'une envie très très moyenne de coltiner caméscope, escabeau et pied de micro à travers la riante campagne de cette riante bourgade, lol. Oui je mets du lol. Ca rappelle les bérus. lol. D'ailleurs, ne dit-on pas "un compte-rendu sans lol, c'est pas de bol". (je sais pertinemment qu'environ deux pourcent de mon lectorat potentiel est seul capable de calculer la joke, mais comme on dit dans la vallée de chevreuse "abFab il ose tout et c'est même à ça qu'on le reconnait"). C'est donc armé d'un pied de micro, d'un caméscope, d'un appareil photo et d'un enregistreur que j'attaquais la soirée. Le résultat de la bataille est pas très net ; j'ai de la matière (ouéééé) mais elle un peu pourrie (ouéééé). Les piles rechargeables l'ont été (je peux témoigner), elles ne le sont plus (je peux  témoigner), et dans le confusion du changement de combustible alcalin les paramètres de l'enregistreur ont sauté, désactivant la paire de micros dirigés vers la scène. J'ai donc un super son en provenance de la toile du chapiteau, ce qui esthétiquement parlant est original, mais techniquement inexploitable. Une certaine constance dans la louze, c'est aussi ça ma marque de (ab)fabrique. Sinon pour le reste, en gars bien je n'ai point voulu éblouir les reustas orléanaises qui composaient le plateau, je me retrouve donc avec des dizaines de photos qui ne prendront pas beaucoup de place sur mon disque dur une fois que j'aurais vidé la corbeille. Il y'en a deux trois à sauver, je les ai mises sur le pxrz (c'est bien foutu ce punxrezo quand même) (nan ?) (pfff) (vous n'êtes quand même pas un lectorat facile vous savez...). En ce qui concerne les vidéos, j'ai gaffé un pied de micro à un poteau du chapiteau pour filmer en plan fixe, et j'ai shouté à l'appareil photo sur les bords de la scène (qui se trouve sur les bords de la Loire, et pour le coup, comme il y avait beaucoup de public, donc forte affluence, peut-on considérer que, pour cette soirée, la Loire soit un affluent de la scène ?) (je vous laisse méditer sur la question). Je tiens d'ailleurs à remercier Claude Berry Claude Loiret les techos chouettos qui m'ont laissé aller et venir à mon aise dans leur surface de jeu. Surtout le lightman fou, celui qui tient à son quota de pogoteurs aveugles en fin de festoche.

Arrivé à ce moment du compte-rendu, comme j'ai été passionnant, vous ne vous êtes même pas aperçu qu'hormis les camarade du crew BiBop, je n'ai mentionné aucun des groupes présents.
(vous vous en êtes aperçu en fait ? ...)
(heum...)
Donc au menu de ce 12 juin (oui le festoche c'est sur trois jours, mais les Brigitte ne joue qu'un seul soir, donc...) ; du gratin, de la crème, et de la fine fleur. Production locale only.
Pour faire simple, on retrouve tout ce qu'orléans compte de groupes qui sort un album récemment, tous enregistrés (si j'ai bien compris) chez Pete Samprass. RNCs, Brokken Roses, Gravity Slaves, Brigitte Bop et Burning Heads.

Je n'avais encore jamais vu les trois premiers, et si j'ai moyennement accroché aux RNCs et Gravity Slaves (ça envoie du pâté c'est clair, mais le pâté c'est comme le foie gras, même si c'est du très bon, si t'aimes pas, t'aimes pas), j'ai par contre pris une méga claque avec les Brokken Roses. J'y reviendrai dans un autre billet, mais j'ai tout simplement halluciné devant la prestation de Lolux à la batterie. Les Brokken Roses c'est le all-star band qui décoiffe sa mémé ; deux Gravity Slaves (basse/guitare), un Pit Burning (chantarisme), et un BiBop a lolux sous cocaïne. C'est la grosse surprise du moment.
Les Burning Heads ont terminé la soirée. C'était très bon, comme d'hab. J'ai pas fini d'éplucher les rushes, mais je dois avoir de quoi monter "hurray" ("let's consume and die !"), qui se trouve sur leur précédent alboum (bring the fire), et que perso je trouve absolument excellent. Je devrais recauser des Burning Heads incessamment vu que j'ai sur la platine leur dernier opus, Hear this.. et que je ne vais pas résister longtemps à vous faire écouter "Cheat and lie". A suivre.

A propos de suivants, parlons des précédents. Les Brigitte Bop, donc. Qui officiaient juste avant les BH.

Et les Brigitte Bop. Eux c'est vraiment comme du bon pinard ; vieillis en fûts de scène, plus ça va et plus ils sont bons. Là ils ont balancé un subtil mélange de fruits primeurs issus de leur récente récolte bientôt en vente et d'extraits tanniques (sa mère) agressifs et bien rodés, qui coule délicieusement dans le feuilles de l'auditoire, plongeant celui-ci dans une bacchanale punke qui ne prendra fin que sur l'apothéose clashesque d'un white riot de grand cru.
Et comme leur dernière cuvée tarde un peu dans sa mise sur le marché, en voici un avant-goût. Le clip suivant est le live de "En rangs serrés", qui se trouve sur l'album qui doit coming soon et qui s'appelario... "En rangs serrés".


Il est immédiatement suivi de "Mayday Mayday", avec Gob, l'ancien chanteur venu pour l'occasion remettre les pieds sur scène et les décibels dans le micro.




Vous retrouvez bien évidemment ces ouidéos sur Youteub, le dealer du coin en images qui bougent :

http://youteub.dawapunk.net/videozine.php?page=youteub&id_article=110

Le camarade Bastos a déjà rédigé son compte-rendu  (mais quel fayot celui-là..) :

http://brigittebop.fr/actualite/concerts-2011/11-et-12-juin-rock-n-resist-a-vierzon-et-defistival-a-checy-1695