Brigitte Bop au Défi'stival (12 juin 2011) - "En rangs serrés"
Par abFab le dimanche, juin 19 2011, 18:54 - Lien permanent
Chécy. Riante bourgade du Loiret, bien connu de... tom-tom et
c'est bien là l'essentiel. Un fois sur place, le defi'stival
(c'est le festival organisé par l'association
Défi) (c'est pour ça) est relativement bien
indiqué, et après un passage assez incongru par un
check-point de campagne tenu par la moustacherie locale on
accède aisément au lieu du rassemblement. Couasi
immédiatement je tombe sur deux Brigitte en vadrouille, qui dans
leur bonté qui est immense (le Loiret c'est LEUR territoire, ils
sont chez eux, ils sont beaux, ils sont bons) me dégotent un
pass, histoire que je pousse la tuture pas très loin du
chapital. Je n'avais qu'une envie très très moyenne de
coltiner caméscope, escabeau et pied de micro à travers
la riante campagne de cette riante bourgade, lol. Oui je mets du lol. Ca
rappelle les bérus. lol. D'ailleurs, ne dit-on pas "un
compte-rendu sans lol, c'est pas de bol". (je sais pertinemment
qu'environ deux pourcent de mon lectorat potentiel est seul capable de
calculer la joke, mais comme on dit dans la vallée de chevreuse
"abFab il ose tout et c'est même à ça qu'on le
reconnait"). C'est donc armé d'un pied de micro, d'un
caméscope, d'un appareil photo et d'un enregistreur que
j'attaquais la soirée. Le résultat de la bataille est pas
très net ; j'ai de la matière
(ouéééé) mais elle un peu pourrie
(ouéééé). Les piles rechargeables l'ont
été (je peux témoigner), elles ne le sont plus (je
peux témoigner), et dans le confusion du changement de
combustible alcalin les paramètres de l'enregistreur ont
sauté, désactivant la paire de micros dirigés vers la scène. J'ai donc un super son en provenance de
la toile du chapiteau, ce qui esthétiquement parlant est
original, mais techniquement inexploitable. Une certaine constance dans
la louze, c'est aussi ça ma marque de (ab)fabrique. Sinon pour
le reste, en gars bien je n'ai point voulu éblouir les reustas
orléanaises qui composaient le plateau, je me retrouve donc avec
des dizaines de photos qui ne prendront pas beaucoup de place sur mon
disque dur une fois que j'aurais vidé la corbeille. Il y'en a
deux trois à sauver, je
les ai mises sur le pxrz (c'est bien foutu ce punxrezo quand
même) (nan ?) (pfff) (vous n'êtes quand même pas un
lectorat facile vous savez...). En ce qui concerne les vidéos,
j'ai gaffé un pied de micro à un poteau du chapiteau pour
filmer en plan fixe, et j'ai shouté à l'appareil photo
sur les bords de la scène (qui se trouve sur les bords de la
Loire, et pour le coup, comme il y avait beaucoup de public, donc forte
affluence, peut-on considérer que, pour cette soirée, la
Loire soit un affluent de la scène ?) (je vous laisse
méditer sur la question). Je tiens d'ailleurs à remercier
Claude Berry Claude Loiret les
techos chouettos qui m'ont laissé aller et venir à mon
aise dans leur surface de jeu. Surtout le lightman fou, celui qui tient
à son quota de pogoteurs aveugles en fin de festoche.
Arrivé à ce moment du compte-rendu, comme j'ai
été passionnant, vous ne vous êtes même pas
aperçu qu'hormis les camarade du crew BiBop, je n'ai
mentionné aucun des groupes présents.
(vous vous en êtes aperçu en fait ? ...)
(heum...)
Donc au menu de ce 12 juin (oui le festoche c'est sur trois jours, mais
les Brigitte ne joue qu'un seul soir, donc...) ; du gratin, de la
crème, et de la fine fleur. Production locale only.
Pour faire simple, on retrouve tout ce qu'orléans compte de
groupes qui sort un album récemment, tous enregistrés (si
j'ai bien compris) chez Pete Samprass. RNCs, Brokken Roses,
Gravity Slaves, Brigitte Bop et Burning Heads.
Je n'avais encore jamais vu les trois premiers, et si j'ai
moyennement accroché aux RNCs et Gravity Slaves (ça
envoie du pâté c'est clair, mais le pâté c'est comme le
foie gras, même si c'est du très bon, si t'aimes pas,
t'aimes pas), j'ai par contre pris une méga claque avec les
Brokken Roses. J'y reviendrai dans un autre billet, mais j'ai tout
simplement halluciné devant la prestation de Lolux à la
batterie. Les Brokken Roses c'est le all-star band qui
décoiffe sa mémé ; deux Gravity Slaves
(basse/guitare), un Pit Burning (chantarisme), et un BiBop a lolux sous
cocaïne. C'est la grosse surprise du moment.
Les Burning Heads ont terminé la soirée.
C'était très bon, comme d'hab. J'ai pas fini
d'éplucher les rushes, mais je dois avoir de quoi monter
"hurray" ("let's consume and die !"), qui se trouve sur leur
précédent alboum (bring the fire), et que perso je
trouve absolument excellent. Je devrais recauser des Burning Heads
incessamment vu que j'ai sur la platine leur dernier opus, Hear this..
et que je ne vais pas résister longtemps à vous faire
écouter "Cheat and lie". A suivre.
A propos de suivants, parlons des précédents. Les
Brigitte Bop, donc. Qui officiaient juste avant les BH.
Et les Brigitte Bop. Eux c'est vraiment comme du bon pinard ;
vieillis en fûts de scène, plus ça va et plus ils
sont bons. Là ils ont balancé un subtil mélange de
fruits primeurs issus de leur récente récolte
bientôt en vente et d'extraits tanniques (sa mère)
agressifs et bien rodés, qui coule délicieusement dans le
feuilles de l'auditoire, plongeant celui-ci dans une bacchanale punke
qui ne prendra fin que sur l'apothéose clashesque d'un white
riot de grand cru.
Et comme leur dernière cuvée tarde un peu dans sa mise
sur le marché, en voici un avant-goût. Le clip suivant est
le live de "En rangs serrés", qui se trouve sur l'album qui doit
coming soon et qui s'appelario... "En rangs serrés".
Il est immédiatement suivi de "Mayday Mayday", avec Gob,
l'ancien chanteur venu pour l'occasion remettre les pieds sur
scène et les décibels dans le micro.
Vous retrouvez bien évidemment ces ouidéos sur Youteub, le dealer du coin en images qui bougent :
http://youteub.dawapunk.net/videozine.php?page=youteub&id_article=110
Le camarade Bastos a déjà rédigé son compte-rendu (mais quel fayot celui-là..) :




