Bonne année 2012 !
Par abFab le mercredi, février 15 2012, 20:42 - Lien permanent
(ces voeux vous ont été souhaités dans le numéro 3 de "Vive l'(a)social !")
Juillet 2012. La canicule est installée, le temps est un peu partout orageux. Un mystérieux virus informatique remplace le bouton "I like" de Facebook par "this is shit". La contagion se fait rapidement de profil en profil, et de sites en sites à l'extérieur du fameux hypermarché de lien social. Les internautes se prennent au jeu et les compteurs de "c'est de la merde" explosent. L'agressivité gagne petit à petit l'ensemble du web 2.0, en quelques semaines les réseaux sociaux commerciaux ne sont que flots de haine et d'invectives. Souhaitant comme à leur habitude protéger leur image, les grandes marques retirent leurs budgets publicitaires à ces média pétris de haine. Privé de publicité, Facebook s'écroule en bourse. La CIA qui a investi 40 milliards dans FB réclame la propriété des serveurs et de leur incommensurable volume de données personnelles. C'est la panique à bord, les données fuitent de toutes part ; syndicalistes, gays, adultères, dissidents, anarchistes, tout est étalé sur la place publique, les flics, drh, dictateurs, identitaires, n'ont qu'à se connecter pour faire leur marché. A la haine s'ajoute un vent de panique. Effrayés par la capacité de nuisance d'un web réduit à un immense centre commercial, les internautes n'osent même plus relever leur mail. Les ventes de smartphones, tablettes et autres merdouilles "communicantes" s'effondrent du jour au lendemain. Les coupures des budgets publicitaires déjà entamées peu de temps auparavant s'accélèrent ; 20 minutes, Metro, direct machin, et tous les publi-journaux disparaissent. Le contrôle social exercé par l'injection quotidienne d'anesthésiant publicitaire diminue fortement. Malgré l'efficacité résistante des lobotomies continuellement répétées par les médias classiques, l'appel d'air non pollué provoqué par l'explosion subite de Facebook et la disparition de la publipresse entraine une baisse rapide de la consommation générales des merdes en tous genre. Et l'on constate fort logiquement une chute des cas de surendettements, provoquant effroi et torpeur au sein des organismes de crédits revolving ; le matraquage publicitaire étant leur principal pourvoyeur de clients. Ces mêmes organismes de crédits auront un instant de répit quand le gouvernement coupera les subventions aux resto du coeur et fera voter en urgence une loi condamnant à de lourdes peines de prison le vol de nourriture.
Devant les chutes en cascade des principales valeurs du CAC40, les petits actionnaires décident de passer à l'action avec leurs petits poings. Ils prennent d'assaut divers conseils d'administration et bloquent l'accès aux bureaux d'études et aux centres de décisions. Empêchant les salariés non-actionnaires d'aller bosser. Ces derniers commencent à comprendre que collègues ou pas collègues, les actionnaires font vraiment chier. Ici aussi la colère monte ; sale temps pour le patron, sale temps pour l'actionnaire. Ca gueule à tous les étages, le "salarié-actionnaire" cet oxymore rendu possible par la volonté de quelques machiavels à grosse tête bien pleine de conneries arrogantes autant que socialicides, est mort ; salarié ou actionnaire, choisis ton camp (connard ou camarade, c'est selon). La valse des dominos est lancée, les bourses s'écroulent les unes à la suite des autres.
S'effondrent les bourses, sortent les piques.
Janvier 2013. Seules les coopératives ont survécu, le virus de la hiérarchie est éradiqué.
abFab
Burning Heads - An 01





