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lundi, avril 16 2012

En v(r)ac

gandalf_is_a_punk.jpg
(la punkposte, des fois, c'est n'importe quoi !)


Il m'arrive parfois de jouer à la punkposte (je sais plus où j'ai mis ma dinette et ça fait belle lurette que je rentre plus dans ma tente d'indien) (donc je compense comme je peux). C'est plutôt chouette et même si je sais pas toujours ce que je transporte, ça permet parfois de découvrir des trucs. Et si j'ai l'occasion j'en rédige quelquefois une description que le taulier de ladistoy me laisse publier à côté du matos. Dans ce cas, faut aussi faire la notice en anglais, et la langue de brad pitt, ça fait pas loin d'un quinzaine d'année que je ne la pratique qu'avec des roumains (ou des coréens) ; inutile de préciser que le niveau grammatical et syntaxique de mes descriptifs navigue à la frontière du ridicule sans jamais parvenir à en sortir.

 
Et parfois, disais-je, ça me donne l'occase de découvrir des trucs que j'aurais soit pas idée d'aller écouter, mû par un a priori quelconque (souvent judicieux faut pas déconner), soit que j'en ignore tout simplement l'existence parce que le milieu punk (hexagonal en tous cas) et la communication c'est pas une folle histoire d'amour. Soit un mix des deux.
(ça arrive)


RNCS - Speed date with the devilGasteropodes killers - new bloodLes Slugs - Banqueroute 


Dans la première catégorie
on peut y classer les RNC's. Je les avais vu à Chécy lors de la grande soirée de gala de la hype orléanaise,  et on ne peut pas dire que j'étais tombé sous le charme. Le combo est fortement sympathique, il envoie le bois et toute la forêt, mais leur speedrock à fond les ballons chanté en anglais, c'est un peu hypnotique voire légèrement répétitif. Ils ont beau affirmer à Konstroy qu'ils construisent leur set de manière à le faire un peu respirer, en enchainant des morceaux rapides avec des morceaux plus "mid", moi, personnellement, à Chécy, ça ne m'avait pas frappé. Mais quand j'ai mis leur dernier skeud dans l'autoradio, j'ai quand même pris une claque.  Ouais, il ya des morceaux plus mid-tempo comme ce "shut up" énorme que j'ai mis en écoute avec la chronique. Et oui ça speed du rock'n'roll, mais la prod made by Pete Semprass (le Pete Burning Heads pour ceux qui ne suivent pas, là-bas à côté du radiateur) convient parfaitement au style et ça sonne super bon.

Finalement j'ai pondu ça pour la distroy... et je confirme :

High energy, ouais, c'est le moins que l'on puisse dire pour qualifier la production r'n'r des R'n'Cs (Rem and the Courbarians ça prenait surement trop de place sur la pochette). Ce troisième opus (c'est marqué sur la pochette) (si, si, à côté du nom du groupe) intitulé "Speed date with the devil" (le groupe avait d'abord projeté de l'appeler "2be3", mais Zéric ayant menacé d'abattre chaque membre qui soutenait la proposition, le consensus s'est finalement fait dans une autre direction) ne déroge pas à la règle, les titres s'y enquillent façon Ramones sous cocaïne. La prod est impeccable, la Semprass touch à décoller le crépis le son à fond colle parfaitement à l'ambiance. Quant à l'objet, un LP gatefold avec son CD planté au quart de poil sur la photo intérieure, il fera office de pièce maitresse dans votre elpéthèque.
16 titres de pur garage dont 3 reprises et ce morceau "Shut up", probablement le moins rapide, mais assurément un carton.


Dans la deuxième catégorie on peut y caser les Gastéropodes Killers. A vrai dire les Gasté c'est un peu bizarre ; j'ai l'impression d'avoir toujours vécu avec eux dans le paysage sans être pour autant foutu de sortir un seul titre de leur discographie. Hormis "classe ouvrière" qui se trouve sur le split CD avec Dies Irae et que j'avais écouté en boucle à l'époque. Sur leur site web au design des années 80, on trouve bien la disco, mais sans explication. Le seul descriptif du groupe se trouve coincé sur leur myspacedemerde. Ah oui,  il ya bien cette interview réalisée dans l'émission "Coma électrique" et disponible... sur Megaupload (à l'attention de générations futures, Megaupload était une plateforme commerciale de direct download fermée par le FBI en début d'année 2012). Bref si vous cherchez à savoir qui sont les Gasté, vous êtes mal barrés.
Reste qu'avec ce New Blood, lui aussi sorti chez Trauma Social, on s'approche du concept album aux  allures gothiques (heureusement que le morceau "Bourracho" vient recentrer le débat) (arf). De même que précédemment j'en ai fait un descriptif pour la distroy.


Dans aucune de ces catégories on ne pourra y glisser Banqueroute, le dernier né des Slugs. Le propagande fût savamment et chouettement (c'est un néologisme mais ça ne devrait pas) organisée ; on eu droit aux titres phares (voir plus loin) à propager avant la sortie de l'album (et en écoute sur leur pxrz). Et vu la qualité des morceaux, le teasing a bien marché, il me tardait de pouvoir glisser la rondelle dans la fente adéquate. Zéro déception, c'est bel et bien du très bon matos. "Il s'intitule BanqueRoute, au croisement du Banquier et du GPS, les deux titres phares, ceux qui ont inspiré à Gélise le collage de la pochette" qu'ils disent (sur leur site notamment). Et Banqueroute, en cette période, c'est on ne peut plus englué dans l'actualité. Et c'est aussi 11 titres Sluguesque à souhait ; une petite musique en guitare basse batterie non agressive (le son de gratte est souvent clair) sur une voix aux accents wallons à côper an cotia, et des paroles super malines et très bien écrites ("Traqué, fiché, filé, connu,
l’anonymat est révolu / J’ai laissé la technologie / prendre le contrôle de ma vie
"). Aux titres cités par la propagande officielle comme étant "phares", j'ajouterais indubitablement "L'Euro", qui est le morceau le plus rentre-dedans tant dans l'écriture ("C’est la tactique / Imaginée par les plein d’tunes, pour satisfaire leur politique / leur soif de pouvoir sans scrupule / sous un couvert démocratique") que dans la zique bien speed, et avec son break "Hymne à la joie" (qui est l'hymne européen), c'est un vrai délice ce titre.
Et là pour le coup c'est pas moi qui ait écrit la notice sur la distroy (mais ça ne m'aurait pas dérangé).


On récapépète :
- "Speed date with the devil", R'n'Cs , Trauma Social, 2012
- "New Blood", Gastéropode Killers, Trauma Social, 2012
- "Banqueroute", Les Slugs, Aredje, 2012 (en fait, c'est décembre 2011, mais bon on va pas chipoter)


mercredi, février 15 2012

Bonne année 2012 !

(ces voeux vous ont été souhaités dans le numéro 3 de "Vive l'(a)social !")



Juillet 2012. La canicule est installée, le temps est un peu partout orageux. Un mystérieux virus informatique remplace le bouton "I like" de Facebook par "this is shit". La contagion se fait rapidement de profil en profil, et de sites en sites à l'extérieur du fameux hypermarché de lien social. Les internautes se prennent au jeu et les compteurs de "c'est de la merde" explosent. L'agressivité gagne petit à petit l'ensemble du web 2.0, en quelques semaines les réseaux sociaux commerciaux ne sont que flots de haine et d'invectives. Souhaitant comme à leur habitude protéger leur image, les grandes marques retirent leurs budgets publicitaires à ces média pétris de haine. Privé de publicité, Facebook s'écroule en bourse. La CIA qui a investi 40 milliards dans FB réclame la propriété des serveurs et de leur incommensurable volume de données personnelles. C'est la panique à bord, les données fuitent de toutes part ; syndicalistes, gays, adultères, dissidents, anarchistes, tout est étalé sur la place publique, les flics, drh, dictateurs, identitaires, n'ont qu'à se connecter pour faire leur marché. A la haine s'ajoute un vent de panique. Effrayés par la capacité de nuisance d'un web réduit à un immense centre commercial, les internautes n'osent même plus relever leur mail. Les ventes de smartphones, tablettes et autres merdouilles "communicantes" s'effondrent du jour au lendemain. Les coupures des budgets publicitaires déjà entamées peu de temps auparavant s'accélèrent ; 20 minutes, Metro, direct machin, et tous les publi-journaux disparaissent. Le contrôle social exercé par l'injection quotidienne d'anesthésiant publicitaire diminue fortement. Malgré l'efficacité résistante des lobotomies continuellement répétées par les médias classiques, l'appel d'air non pollué provoqué par l'explosion subite de Facebook et la disparition de la publipresse entraine une baisse rapide de la consommation  générales des merdes en tous genre. Et l'on constate fort logiquement une chute des cas de surendettements, provoquant effroi et torpeur au sein des organismes de crédits revolving ; le matraquage publicitaire étant leur principal pourvoyeur de clients. Ces mêmes organismes de crédits auront un instant de répit quand le gouvernement coupera les subventions aux resto du coeur et fera voter en urgence une loi condamnant à de lourdes peines de prison le vol de nourriture.
Devant les chutes en cascade des principales valeurs du CAC40, les petits actionnaires décident de passer à l'action avec leurs petits poings. Ils prennent d'assaut divers conseils d'administration et bloquent l'accès aux bureaux d'études et aux centres de décisions. Empêchant les salariés non-actionnaires d'aller bosser. Ces derniers commencent à comprendre que collègues ou pas collègues, les actionnaires font vraiment chier. Ici aussi la colère monte ; sale temps pour le patron, sale temps pour l'actionnaire. Ca gueule à tous les étages, le "salarié-actionnaire" cet oxymore rendu possible par la volonté de quelques machiavels à grosse tête bien pleine de conneries arrogantes autant que socialicides, est mort ; salarié ou actionnaire, choisis ton camp (connard ou camarade, c'est selon). La valse des dominos est lancée, les bourses s'écroulent les unes à la suite des autres.
S'effondrent les bourses, sortent les piques.
Janvier 2013. Seules les coopératives ont survécu, le virus de la hiérarchie est éradiqué.

abFab


Burning Heads - An 01

jeudi, février 9 2012

"Clubs d'hommes" ...

Dans le dernier numéro de "Vive l'Asocial", j'ai mis un court extrait de discours de Christine Delphy :

""Le monde est dirigé par des clubs d'hommes. Au niveau international ; OSCE, ONU, OTAN. Au niveau national ; gouvernement. Au niveau décisionnel des administrations, et des armées, comme des ministères correspondant à tous ces organismes. Clubs d'hommes encore dans la france d'en-bas ; les mairies, les amicales, les innombrables amicales de boulistes, de pécheurs, de pratiquants de sports[...]"
(Christine Delphy, "la non-mixité")


Vous pouvez écouter le discours complet ci-dessous :




Clubs d'hommes, donc. Et c'est vrai que, lorsque l'on s'amuse à porter un regard quantificateur sur les choses qui nous entourent, ces choses prennent une autre dimension. Par exemple le dernier Fluide Glacial. On ouvre le bidule, et paf page de gauche, on tombe sur les acteurs du  sommaire.

fluide_hommes.jpg

Oui, voilà... ça sent un peu le mâle...

Et c'est confirmé sur la page suivante :

fluide_homme_sommaire.jpg

Une et une seule fille au sommaire de Fluide Glacial.

Ce qui est là aussi assez cocasse parce que le domaine de la bande dessinée en général ne me semble pas vraiment exclusif. Mais bon. "Club d'hommes", quoi...

dimanche, février 5 2012

Vive l'(a)social ! #3



Un numéro qui sera finalement réservé à février.
J'aurais aimé qu'il paraisse deux semaines plus tôt, mais c'est super long à faire ce truc (Scribus sa mère !). Un grand merci à Tushgun et Daddyfil dont j'ai utilisé les galeries pour illustrer ce propagandzine.

Comme je ne savais pas trop comment faire pour remettre une couche sur les keuponnes et leur absence, j'ai dédié une page aux Riot Grrrlz canal historique, celles de Kathleen Hanna et de Bikini Kill, en publiant le texte du manifeste "Riot Grrrl is..."

La dernière page de ce "Vive l'(a)social !" est anti-pub avec d'une part l'annonce d'une réunion désormais passée mais qui je l'espère débouchera sur la création d'un collectif anti-pub "surfons libre" et d'autre part un extrait du trop nécessaire "De la misère humaine en publicitaire" (Groupe Marcuse), sur la publicité comme outil de contrôle social.


Ah oui, et j'ai aussi lancé un appel à rejoindre le groupe "frenchpunk" sur identi.ca... j'y reviendrai peut-être. Ou pas, ouais. Identi.ca, c'est un site qui fait tourner StatusNet, un twitter-like open-source. C'est une tentative supplémentaire de regrouper les forces vives du milieu alternatif ailleurs que dans un supermarché... et bon, c'est pas gagné quoi.

mardi, janvier 17 2012

Analyse statistique de la présence féminine sur l'antenne d'une radio libre au sein d'une émission punk rock et perspective de lutte pour une amélioration auto-émancipée de la visibilité du genre féminin dans la scène alternative (ou pas)

Dimanche dernier je suis allé faire mon intéressant sur l'antenne de FPP, à l'émission Konstroy (comme c'est surprenant) ("konstroy ?", connaissais pas). Les invités du jour étaient les Clébards (en fait Mika du groupe, et Alex, présidente de Waf!productions). Pour la petite histoire (qui fait les grandes rivières), la semaine d'avant j'avais terminé l'émission en faisant remarquer au fanzine "A bloc!" que le sommaire de leur dernier numéro était essentiellement masculin, et dans les discussions qui ont suivi l'émission j'ai  dit que je viendrai causer à l'antenne de la représentation féminine à Konstroy, et qu'on allait bien rijoler. J'ai viendu et j'ai causu.  Je sais pas si les auditeurs ont bien marré themselves, mais en ce qui me concerne ce fût un moment d'anthologie ! Après écoute, on se rend pas bien compte de l'ambiance dans le studio, mais c'était bien cool :)

J'ai commencé par passer un morceau de La Théorie Du Boxon, un sympathique combo @punk boitaryhtme, qui s'est associé à Ndep, une jeune hip-hopeuse de Niort, pour faire Notre étendard, que je trouve carrément bon (certes oun poco naïf, mais quand ça va maturer ça va déchirer). Ils ont fait un autre morceau ensemble, C'est pas nous qui sommes fous. Tir croisé ; le premier se trouve sur l'album des LTDB, "Pour un repas riche et pas cher", et le second sur l'alboum de Ndep "Du coeur au majeur".

Pour ce qui est de la chronique... comme je l'avais laissé entendre dans un commentaire d'un précédent billet, c'est l'adaptation d'un billet que je comptais mettre sur ce blog. Donc je le fais. Ci-dessous. Ya le verbatim de la chronique.

La chronique se clôture avec mon morceau préféré que j'ai à moi de L7, "American society" (*) (ah ah.. mais quelle bande de hardrockeuses ces L7 quand même)

Morceau précédé d'un extrait d'une intervention de Christine Delphy sur la non-mixité, et que l'on retrouve en entier ici. Et, sans déconner, Christine Delphy dans la playlist d'une émission punk, c'est pas la classe ?



L’émission en entier est [ici] , la chronique seule (encadrée par les deux ziques précitées) ci-dessous, et le verbatim encore en dessous :




Et tant que j'y suis, en ce qui concerne les riot grrls, je cherche désespérément les sous-titres du docu "Don't need you". Même si je panne à peu près l'ensemble, ne pas saisir le détail est super frustrant. Si vous avez des pistes... merciiii !


(*) Oh pitain... étreint d'un certain doute, je viens de me rendre compte (après avoir torturé ce robatard de wikipédia) que dans le groupe à l'origine du morceau (oui, "american society" est une reprise), et qui s'appelle "eddie et les sous-titres" (faut bien traduire les sous-titres), le Mike Patton, n'est pas LE Mike Patton !! C'est le Mike Patton (from California) de Middle Class et non pas le Mike Patton (from California) de Mr Bungle. Mais quelle histoire, mais quelle histoire !


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Au départ cette chronique devait s'intituler "Analyse statistique de la présence féminine sur l'antenne d'une radio libre au sein d'une émission punk rock et perspective de lutte pour une amélioration auto-émancipée de la visibilité du genre féminin dans la scène alternative".

Finalement j'ai préféré appelée ça : "Les meufs à Konstroy", je pense que c'est plus précis, et que c'est plus dans le ton de la chronique.

Alors tout d'abord pourquoi cette chronique ? Pourquoi ce sujet ??

Oui pourquoi?

Et bien c'est simple, c'est parti en fait d'une soirée spéciale pour fêter les 30 années d'existence de Radio FMR à toulouse (et d'ailleurs nous pouvons saluer au passage les camarades d'earplug et de no control).

Je ne vais pas rentrer dans les détails de la soirée, mais disons que le plateau était bien fourni avec entre autre la reformation des cultissime Légitime Défonce, et aussi les Charly Fiasco dont on ne parlera jamais assez tant ils sont balezes. Mais.. nonobtstant la qualité INDéniable de ce plateau, le spectateur un un peu attentif aura remarqué ce soir là que la gente féminine était bien présente... dans les backstage et derrière les stands. Parce que sur scène, sur les 28 musiciens recensés par mes soins (mais je suis parti après La Phaze, et je suis pas sûr que la faune des DJs qui se sont succédés aient véritablement renversé la vapeur), donc disais-je, sur les 28 musicos qui ont défilé sur scène, pas une seule meuf. Zéro. Nada.

On peut ne pas s'en offusquer outre mesure, mais en ce qui me concerne, les plateaux musicaux, c'est comme les plateaux de télé.. quand il ya que des mecs, ça me fout mal à l'aise. Ca fait vraiment réunion de dominants. Alors évidemment on peut le dire, et se contenter de le dire, mais quand on le dit, on trouve toujours des gens pour te répondre par des arbres qui cachent la forêt ; mais si il ya vait machine, il ya eu trucmuche... stop break... avec des chiffres au moins on prend conscience du truc.

Par exemple. Pour les concerts d'hier soir (gomorrhe et miss roudoudou sont en panne et les parisiens boycottent le punxrezo, j'ai pas les concerts à paris), mais par exemple, à lille il y avait bulgarian yogourt et larcin et hop 8 zicos sur scène , zéro fille. A Quintin (c'est vers saint brieuc) y'avait une grosse soirée avec trouz an noz, mauvaise graine, chas gourlen, crakage mental et les freres morveux, 5 groupes quoi. Bilan , sur 17 personnes sur scène il y'avait 3 filles.. dont deux choristes chez trouz an noz.

A rennes, il ya vait Broke et Death or Glory : 9 musicos sur scène... zéro fille.

Autant le dire, au niveau hexagonal, c'est le désert. Peanuts.

Et c'est marrant parce que le public, lui il est quand même super mixte. Il n'y a absolument aucun corrélation entre le public, la mixité du public, devant la scène et les zicos qui sont dessus. Et il n'y a absolument aucune raison pour que le public présent n'ait pas, de manière égale, envie à sont tour de monter sur scène.

Il est évident que le manque de légitimité joue à fond. Quand tu n'as plus aucun modèle à qui t'identifier, que tu vois aucune fille sur scène, c'est clair que, passez moi l'expression, mais il faut des bollocks quand on est une fille pour prendre un guitare et affronter le public.

Et côté modèle, cela ne se resent pas que sur scène, mais aussi dans les médias, y compris dans les fanzines, et y compris à la radio. Tadam.

C'est pourquoi je me suis penché sur les chiffres de Konstroy, pour l'année 2011.

Alors je ne juge pas heing... que l'on soit bien clair, il ne s'agit pas de faire de la morale, juste dresser un état des lieux (ne me tapez pas).

Sur un total de 39 émissions avec des invités, vous avez eu 94 invités. 77 garçons et 17 filles. Soit un total de 18% de filles. En gros, sur 10 invités il ya eu 2 filles.

Déjà là c'est pas terrible.

MAIS.

Car il ya un mais. En fait il y'en a plusieurs, on pas fini de rigoler.

Ce chiffre est à modérer, car... sur 17 filles invitées au cours de l'année 2011 :

- 6 s'occupent de fanzines

- 3 s'occupent d'orga de concert

- et seulement 8 filles font de la musique !!

Sur 94 invités, 8 filles qui montent sur scène !

MAIS

Même ce chiffre est à modérer, car aucun statisticien digne de ce nom ne validera ce ratio de 8/94 (environ 10%) en sachant que parmi les 8 filles qui font partie d'un groupe invitées à cette antenne, 5 font partie des punaises !

Donc si l'on enlève cette émission avec les Punaises (chouette émission au demeurant) qui représente une aberration statistique, on se retrouve avec 3 filles invitées sur 34 émissions consacrée à des groupes de zique.

Autrement dit, il faut écouter 10 émissions Konstroy pour avoir une fille qui joue dans un groupe à l'antenne.

C'est pas brillant brillant.

Alors, que faire ?

Dans un premier temps, je pense que oui, il est nécessaire aux orga de concert, aux émissions de radio, aux fanzines, d'essayer au maximum d'équilibrer les sommaires, les plateaux, et les invités.

Et ensuite, ça semble évident que les filles représentent, de fait, une partie de la scène (le milieu) qui est exclue de la scène (les planches). Quelqu'en soient les raisons. Mais je pense qu'il est temps que les filles les plus actives regroupent les forces et fasse ressurgir un mouvement équivalent à celui des riot grrrls qui avait bien secoué le milieu punk au début des années 90. Organiser des ateliers et des concerts non-mixtes, histoire de repartir sur des bases de luttes classiques. Foutez-vnous dehors, à nous les mecs ! Reprenez de l'assurance, et venez secouer ce milieu qui malgré son apparence vivante, s'enfonce dans le superficiel et le maussade. Je crois qu'on a vraiment besoin que les meufs viennent nous filer des coups de pieds au cul.

Je ne sais pas si le fallope fest de limoges aura cette année (je n'ai pas eu de réponse), mais je l'espère et je leur souhaite bonne chance.

Je terminerai cette chronique sur un des slogans des riot grrrls de l'époque "A woman needs a man, like a fish needs a bicycle".

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