Non mais <3 quoi !
Par mia. le vendredi, juillet 23 2010, 22:18 - Blabla - Lien permanent
Introduction aux "Gender Studies"
Le prochain Miskina sera axé sur ce thème ou ne sera pas ! (euh mais c'était déjà prévu avant, hein.)Ce cours a pour fil conducteur une interrogation sur le « genre » c'est-à-dire sur la façon dont les différences hommes/femmes sont socialement institutionnalisées, construites, remodelées. Il emprunte aux outils d’analyse de diverses sciences humaines (histoire, sociologie, science politique). Il propose d’explorer six thèmes principaux :
1) La constitution des identités de genre à travers les processus de socialisation portés notamment par la famille, l’école, les médias et la culture : derrière une tendance lourde à la reproduction des stéréotypes, peut-on voir se profiler des changements décisifs ?
2) La sexualité et le genre : quelle évolution des formes de la conjugalité (du mariage au couple non marié, de la famille patriarcale à la ‘relation pure’) ? Les évolutions de la sexualité peuvent-elles être lues comme des formes de libération, ou comme la rationalisation d’une enclave de rapports enchantés ? Que traduisent les mouvements Queer ?
3) Le travail : hommes et femmes ont-ils les mêmes types d’activités professionnelles et les mêmes perspectives d’insertion dans l’emploi ? Comment comprendre la persistance d’un « plafond de verre » ? Les attentes et les investissements professionnels sont-ils identiques dans les deux cas ? Jusqu’où la distinction entre « hommes » et « femmes » est- elle la plus pertinente dans l’univers du travail ?
4) Vie privée et sociabilités : existe-t-il une spécialisation des loisirs et de la prise en charge de taches domestiques entre hommes et femmes ? Les investissements affectifs dans l’amitié sont ils les mêmes selon les sexes ?
5) Politique et espace public : les types de militantisme sont-ils influencés par notre identité de genre ? Peut-on discerner des différences de comportements politiques entre femmes et hommes ? Quelle lecture faire de la revendication d’une possible « politique autrement » au féminin ?
6) Le cours se clôt sur un questionnement relatif à l’évolution des identités de genre : que recouvre l’étiquette de crise de la masculinité ? Les « états de femmes » sont ils eux-mêmes si stables ?
Au-delà de ses contenus académiques, ce cours s’est avéré au fil des ans un lieu de réflexion et de discussion sur les rapports hommes/femmes, sur le « genre »... enjeu qui vaut au masculin comme au féminin. Loin d’une optique militante, il s’agit moins de dénoncer des inégalités entre genres que de réfléchir à leur genèse, aux diverses formes qu’elles peuvent prendre selon la façon dont l’identité de genre se combine avec d’autres variables déterminantes (âge, origine sociale ou ethnique, niveau de formation, etc.). Le cours invite à déconstruire un certain nombre de stéréotypes et de tableaux parfois réducteurs, afin de réfléchir aux ambivalences de certains processus (la socialisation, la domination masculine, etc.) et de souligner combien le genre doit être appréhendé non seulement comme une variable permettant de lire des différences entre individus, mais également comme l’expression de rapports de force, de tensions et d’ajustements quotidiens entre hommes et femmes.
Et demain, à Rennes, commence pour moi le festival des visites d'appartements et des colocataires potentiels, interrompu le soir par un festival d'un tout autre genre, puisqu'il sera rockabilly comme l'a décidé mon hôte...
Pour le week-end, voici une chanson qui, elle, n'est pas très rockab' (ni punk) et que j'ai découverte il y a peu. Voilà, c'est léger, c'est l'été, et c'est Simone et Pop Hip dans Trop bonne pour toi (Pop Hip n'est autre que le fameux King Ju de Stupeflip).
